Sellsy est la suite française qui réunit CRM, facturation et trésorerie sur une même donnée client, éditée à La Rochelle depuis 2009 et agréée par la DGFiP pour la facturation électronique. Le module Vente seul démarre à 29 € HT par utilisateur et par mois en annuel, le bundle Vente + Facturation à 49 € HT, avec un minimum de deux licences. C'est un bon outil, et c'est aussi un outil qui coûte cher dès que l'équipe grandit : à cinq commerciaux sur le bundle Standard, vous êtes à près de 3 000 € HT par an. Sellsy se justifie si vous voulez réellement fusionner vente et administratif. Pour un pipeline commercial seul, un CRM pur coûte deux à trois fois moins.
Sellsy est une suite de gestion française qui fait tenir le CRM, la facturation et le suivi de trésorerie sur une seule base de données client.
L'éditeur, SELLSY SAS, est installé à La Rochelle et existe depuis 2009. Ce n'est pas une start-up qui teste un marché, c'est un acteur établi du logiciel de gestion français, avec une centaine de personnes. Les données sont hébergées en Europe et le support répond en français, deux critères qui pèsent quand vos clients vous demandent où partent leurs informations.
Le produit se découpe en modules que l'on peut prendre séparément ou ensemble. Le module Vente couvre le CRM classique : contacts, sociétés, pipeline, opportunités, tâches, relances, prévisions. Le module Facturation gère devis, bons de commande, factures, acomptes, relances de paiement et abonnements récurrents. Le module Trésorerie donne la vision de l'encaissé et du prévisionnel, avec rapprochement bancaire.
L'intérêt du montage tient au partage de la donnée. Un devis signé dans le pipeline devient une facture sans ressaisie, le paiement remonte dans la trésorerie, et le commercial voit dans sa fiche client que la facture de mars est impayée avant de relancer pour un renouvellement. Dans une organisation où le CRM et la facturation vivent dans deux logiciels, cette information ne circule jamais, ou alors par un export Excel du vendredi soir.
Face à un Pipedrive, CRM pur et rapide à prendre en main, Sellsy ajoute toute la partie administrative. Face à un Axonaut, autre français plus orienté TPE, il vise des structures un peu plus grandes avec un produit plus riche et plus long à paramétrer. Et face à un HubSpot, il perd sur le marketing automation mais gagne sur la conformité à la facturation française, que HubSpot ne couvre pas.
Sellsy facture par utilisateur, en HT, avec un minimum de deux licences : comptez 29 € par mois pour le CRM seul et 49 € pour le bundle Vente + Facturation en annuel.
La grille de Sellsy se lit sur deux axes : le périmètre fonctionnel choisi, et le niveau Standard, Evolution ou Elite à l'intérieur.
| Offre | Standard | Evolution | Elite |
|---|---|---|---|
| Sellsy Vente seul | 29 € (35 € mensuel) | 49 € (59 € mensuel) | 79 € (95 € mensuel) |
| Sellsy Facturation seul | 39 € (47 € mensuel) | 59 € (71 € mensuel) | 79 € (95 € mensuel) |
| Bundle Vente + Facturation | 49 € (59 € mensuel) | 89 € (107 € mensuel) | 119 € (143 € mensuel) |
Prix par utilisateur et par mois, HT, en engagement annuel, avec entre parenthèses l'équivalent en paiement mensuel. Le module Trésorerie se facture à part, par compte et non par utilisateur, autour de 65 € par mois en annuel sur le niveau Standard. La grille complète est publique sur la page des offres de l'éditeur.
Faites le calcul avant de vous enthousiasmer. Trois commerciaux sur le bundle Standard en annuel, c'est 147 € HT par mois, soit 1 764 € HT sur l'année. Les mêmes trois personnes sur Evolution, le palier le plus vendu, passent à 267 € HT par mois, soit 3 204 € HT. À sept utilisateurs sur Evolution, vous dépassez les 7 000 € HT annuels. Ce n'est pas scandaleux pour une suite complète, mais ce n'est plus une dépense qu'on signe sans y réfléchir.
L'engagement annuel n'est pas une option marketing, c'est la structure par défaut, et il fait économiser deux mois. Le paiement mensuel existe, environ 20 % plus cher. L'essai gratuit dure 15 jours.
Sellsy excelle sur trois points : la continuité entre vente et facturation, la conformité au cadre fiscal français, et le statut de plateforme agréée pour la facture électronique.
Sur la continuité, c'est la promesse tenue. Le devis, la facture, l'acompte, la relance et l'encaissement s'enchaînent sans quitter l'outil, et l'historique reste attaché au client. Les équipes qui vivaient avec un CRM d'un côté et un logiciel de facturation de l'autre gagnent surtout en fiabilité : plus de client créé deux fois avec deux orthographes, plus de facture émise sur une adresse périmée.
Sur la conformité, le sujet est moins spectaculaire mais plus rentable. Numérotation continue, mentions obligatoires, gestion des taux de TVA, archivage : ce sont des points où un outil américain généraliste vous laisse vous débrouiller. Sellsy les couvre nativement parce que c'est son marché depuis quinze ans.
Le troisième point est le plus concret cette année. Sellsy est Plateforme Agréée en propre auprès de la DGFiP. Depuis le 1er septembre 2026, toute entreprise assujettie à la TVA doit être capable de recevoir des factures électroniques, et l'obligation d'émettre arrive au 1er septembre 2027 pour les TPE et PME, comme le détaille impots.gouv.fr. Beaucoup d'éditeurs passent par un partenaire agréé, ce qui fonctionne mais fait dépendre votre conformité d'un tiers. Sellsy porte l'agrément lui-même. Sur un choix d'outil qui vous engage trois ans, ça compte.
Dernier point, la trésorerie prévisionnelle. Rare à ce niveau de gamme, et utile : voir le solde projeté à soixante jours en tenant compte des factures émises change la façon dont on décide d'embaucher.
Trois limites reviennent systématiquement : le coût par utilisateur qui s'envole, l'engagement annuel avec deux licences minimum, et une courbe d'apprentissage réelle.
Le coût d'abord. Le modèle par siège est logique côté éditeur, pénalisant côté client quand la moitié de vos utilisateurs ne consultent l'outil qu'une fois par semaine. Un assistant administratif qui saisit trois factures paie le même prix qu'un commercial qui vit dedans. Sur des équipes mixtes, c'est là que la note dérape.
L'engagement ensuite. Minimum deux licences, facturation annuelle par défaut. Pour un indépendant ou un duo qui teste, l'entrée est raide. Si c'est votre cas, regardez plutôt les CRM gratuits en français avant de vous engager sur douze mois.
La prise en main, enfin. C'est le prix de la richesse fonctionnelle. Un noCRM.io s'utilise correctement au bout d'une heure. Sellsy demande une vraie phase de paramétrage : champs personnalisés, droits, modèles de documents, automatisations. Comptez plusieurs jours avant d'être à l'aise, et prévoyez quelqu'un en interne qui porte le sujet. Un déploiement CRM qui n'a pas de propriétaire finit en base morte, j'en ai vu suffisamment pour en faire une règle.
Ajoutez que l'écosystème d'intégrations natif reste modeste face aux géants. Stripe, Gmail, Outlook et Zapier sont là, mais si votre stack contient beaucoup d'outils, vous passerez par Zapier ou Make, avec le coût et la fragilité que ça implique.
Sellsy se justifie quand vous voulez fusionner CRM et facturation dans un cadre français, pas quand vous cherchez le meilleur CRM tout court.
C'est la façon la plus honnête de poser le choix. Sur le pur pilotage commercial, d'autres font mieux pour moins cher.
| Ce que vous cherchez | L'option la plus cohérente |
|---|---|
| CRM et facturation réunis, PME française | Sellsy |
| Pipeline commercial pur, prise en main rapide | Pipedrive |
| Suite marketing et vente, croissance rapide | HubSpot |
| TPE française, budget serré, gestion complète | Axonaut |
| Prospection sortante, appels et relances | noCRM.io |
| Grand compte, processus complexes | Salesforce ou Microsoft Dynamics |
| Facturation seule, pas de besoin CRM | Pennylane ou Indy selon la taille |
Un mot sur Zoho CRM et Monday CRM, souvent cités dans la même short list : le premier gagne sur le rapport fonctions-prix et perd sur la conformité française, le second sur l'ergonomie et perd sur la profondeur commerciale. Si vous hésitez entre les deux plus grosses références du marché, le comparatif HubSpot contre Pipedrive donne la ligne de partage. Et pour une vue d'ensemble du marché, le guide du meilleur CRM balaie les catégories.
Sellsy vise la PME française de cinq à cinquante personnes dont la vente et l'administratif sont deux faces du même travail.
Trois profils y trouvent leur compte. L'agence ou le cabinet de conseil qui vend des missions, facture au forfait ou en régie, et veut suivre le recouvrement sans tableur. Le distributeur ou l'installateur qui enchaîne devis, commande, livraison et facture, avec des acomptes. L'éditeur ou le prestataire en abonnement, qui a besoin de facturation récurrente et de suivi des renouvellements dans la fiche client.
Trois profils devraient passer leur chemin. L'indépendant seul, à cause du minimum de deux licences : un Indy ou un Freebe coûte cinq fois moins et suffit largement. L'équipe de prospection pure, qui n'a pas besoin de facturation et paiera pour un module inutilisé. Et l'entreprise dont le besoin numéro un est le marketing automation, mieux servie ailleurs.
Un test simple avant de décider : comptez les allers-retours hebdomadaires entre votre CRM et votre outil de facturation. Moins de cinq, la fusion ne vous rapportera pas grand-chose. Plus de vingt, l'abonnement se rembourse en temps gagné.
Utilisez l'essai pour reproduire un cycle client complet avec vos vraies données, pas pour explorer les menus.
La trame que j'applique sur ce type d'outil, à dérouler dans l'ordre.
Négociez avant de signer. Sur un engagement annuel à plusieurs licences, la remise existe, et le nombre minimum de sièges se discute plus souvent qu'on ne le croit.