Tolteck est le logiciel de devis et factures le plus simple du marché pour un artisan du bâtiment qui travaille seul ou à deux. Un tarif unique à 19 € HT par mois en annuel, utilisateurs illimités, une bibliothèque d'ouvrages métier livrée d'emblée et un vrai mode hors ligne pour chiffrer au fond d'une cave. En échange, le périmètre s'arrête au document commercial : pas de planning d'équipe, pas de suivi de rentabilité par chantier, pas de synchronisation bancaire. Si vous pilotez trois chantiers et cinq compagnons, vous serez à l'étroit avant la fin de l'année.
Tolteck sert à sortir un devis bâtiment chiffré en quelques minutes depuis le chantier, puis à le transformer en facture sans rien ressaisir.
L'éditeur est français, TOLTECK SAS, installé à Courbevoie et lancé en 2016. Le logiciel tourne sur navigateur, iOS, Android, Windows et macOS, avec synchronisation entre les appareils. Vous chiffrez sur le téléphone chez le client, vous relisez le soir sur l'ordinateur.
Le cœur du produit, c'est la bibliothèque d'ouvrages. Vous ne partez pas d'une page blanche comme dans un outil de facturation généraliste : les postes de travaux et les fournitures du bâtiment sont déjà là, vous les glissez dans le devis, vous ajustez les quantités, le total se calcule. La bibliothèque s'enrichit de vos propres ouvrages et de vos prix, ce qui rend le dixième devis nettement plus rapide que le premier.
Deuxième brique, l'import fournisseurs. Les listes de matériaux se récupèrent depuis Point.P, Cedeo et La Plateforme du Bâtiment. Vous chiffrez sur vos vrais prix d'achat au lieu de recopier un bon de commande ligne à ligne.
Troisième brique, le hors ligne. Vraiment hors ligne, pas un cache navigateur qui vous lâche au bout de deux minutes. Sous-sol, zone blanche, chantier neuf sans box : l'application continue de fonctionner et synchronise au retour du réseau. C'est rare, et c'est un argument sérieux pour du terrain.
La chaîne documentaire couvre le devis, la facture d'acompte, la facture d'avancement et la facture finale. Face à un outil de facturation généraliste comme Henrri ou Abby, la différence tient au vocabulaire métier : situations de travaux, taux de TVA multiples sur un même document, mentions liées aux primes CEE et à MaPrimeRénov'.
Tolteck coûte 19 € HT par mois en engagement annuel, soit 228 € HT pour douze mois, ou 25 € HT par mois sans engagement.
| Formule | Prix | Ce que ça change |
|---|---|---|
| Annuel | 19 € HT par mois, 228 € HT pour l'année | Toutes les fonctions, utilisateurs illimités |
| Mensuel sans engagement | 25 € HT par mois | Fonctions identiques, arrêt quand vous voulez |
| Jeune entreprise | 35 % de remise la première année | Réservé aux sociétés de moins de cinq ans |
Le point remarquable n'est pas le montant, c'est la structure. Un seul prix, aucun palier fonctionnel, aucune facturation par utilisateur, quel que soit le nombre de documents émis. Les tarifs sont publics et vérifiables sur la page tarifs de l'éditeur, ce qui n'a l'air de rien mais reste minoritaire sur ce marché.
Sur les cinq cent soixante fiches que j'ai passées en revue pour l'annuaire, je compte sur les doigts d'une main les éditeurs qui n'ont ni palier fonctionnel ni prix par utilisateur. La plupart affichent un tarif d'appel à 15 ou 20 € et vous facturent chaque poste supplémentaire. Le jour où vous prenez un apprenti et où le conjoint gère les factures, vous êtes à 60 € par mois ailleurs, et toujours à 19 € chez Tolteck.
L'essai gratuit dure un mois, contre quinze jours chez la plupart des concurrents. Sur un métier saisonnier, c'est ce qui permet de tester en vraie période de rush plutôt qu'un mardi de janvier. L'éditeur affirme aussi n'avoir pas augmenté son tarif depuis 2016. Invérifiable de l'extérieur, mais aucun élément ne le contredit.
Un bémol, l'offre jeune entreprise ne publie que le taux de remise, jamais le montant. Il faut demander.
Tolteck gagne sur trois points concrets : la bibliothèque métier livrée d'emblée, le hors ligne réel, et une prise en main qui ne demande aucune formation.
La prise en main, c'est le critère le plus sous-estimé sur ce segment. Un artisan n'a pas trois jours à consacrer au paramétrage d'un logiciel. Ici, le premier devis sort en moins d'une heure sans documentation. Le support français est inclus dans le tarif, téléphone, chat, email et partage d'écran, sans passer par une formule supérieure. Beaucoup d'éditeurs mettent le téléphone derrière un plan premium à 60 €, ce qui revient à faire payer l'ergonomie manquante.
Le hors ligne, ensuite. Des outils web comme Sellsy ou Axonaut sont excellents au bureau et inutilisables sans réseau. Pour un métier qui se pratique dans des bâtiments en travaux, ce n'est pas un détail de confort.
La vitesse, enfin. Le vrai coût d'un logiciel de devis ne se mesure pas en euros par mois, il se mesure en dimanches soir. Un artisan qui passe deux heures par semaine à retaper des devis sous Word perd l'équivalent de plusieurs milliers d'euros de main d'œuvre facturable par an. C'est ce calcul-là qui rend les 19 € ridicules, pas la comparaison avec le concurrent à 15 €.
Un devis bâtiment doit porter des mentions précises, et l'oubli le plus coûteux concerne la justification du taux de TVA réduit.
Voici la liste à cocher avant d'envoyer quoi que ce soit :
Pour le taux réduit, l'attestation papier n'est plus exigée sur la plupart des chantiers : une mention portée sur le devis ou la facture suffit désormais, à charge pour le client de la conserver. Le détail est sur le site officiel service-public. Le texte à recopier ressemble à ça :
Le client atteste que les travaux portent sur un local d'habitation achevé depuis plus de deux ans et qu'ils remplissent les conditions d'application du taux réduit de TVA. Document à conserver pendant cinq ans.
Tolteck gère les taux multiples sur un même devis, ce qui compte dès qu'un chantier mélange rénovation énergétique, amélioration classique et fourniture d'équipement au taux plein. Le faire à la main dans un tableur, c'est la porte ouverte au redressement.
Au 1er septembre 2026, toute entreprise assujettie à la TVA doit être capable de recevoir une facture électronique, y compris l'artisan seul sans salarié.
Le calendrier officiel tient en deux dates. Le 1er septembre 2026, réception obligatoire pour tout le monde et émission pour les grandes entreprises et les ETI. Le 1er septembre 2027, émission obligatoire pour les PME, TPE et micro-entreprises. Les factures transitent par une Plateforme Agréée, dans un format structuré de type Factur-X. Tout est détaillé sur la page dédiée d'impots.gouv.fr.
Concrètement, il vous faut soit une plateforme agréée, soit un logiciel qui en intègre une. Tolteck a choisi la seconde voie, et c'est là qu'il faut être précis : Tolteck n'est pas lui-même Plateforme Agréée. Il s'appuie sur un partenaire tiers qu'il ne nomme pas publiquement.
En vérifiant sa page tarifs pour bâtir la fiche de l'annuaire, j'ai vu plusieurs comparateurs le présenter comme plateforme agréée. C'est faux, et ça n'a rien de rédhibitoire, la majorité des petits éditeurs font exactement pareil. Mais demandez le nom du partenaire avant de signer : c'est lui qui portera vos flux et votre conformité, pas votre logiciel de devis. Sur ce sujet, mon guide complet des logiciels de facturation détaille ce qu'il faut exiger d'un éditeur.
L'éditeur annonce ne pas répercuter le coût de la plateforme sur son tarif. C'est la première variable qui bougera chez beaucoup d'acteurs en 2027, à surveiller.
Tolteck s'arrête au document commercial, et cette frontière se sent dès que l'entreprise dépasse deux personnes.
Pas de planning d'équipe, pas d'affectation des compagnons par chantier. Dès que trois personnes tournent sur deux chantiers, vous repassez au tableau blanc ou au groupe WhatsApp. Un outil de planning terrain comme celui que j'analyse dans mon avis sur Combo devient nécessaire à côté, ou un tableau partagé sur Monday.com.
Pas de suivi de rentabilité par affaire non plus. Vous saurez ce que vous avez facturé, jamais ce que le chantier a réellement coûté. Pour une entreprise qui vit sur des marges de 15 %, c'est l'information la plus importante de l'année, et elle manque.
Pas de gestion de stock, pas d'achats fournisseurs au delà de l'import de listes, pas de gestion de sous-traitants. Et pas de synchronisation bancaire : le pointage des règlements se fait à la main. Avec un compte pro comme Qonto à côté, c'est vivable sur trente factures par mois, pénible au-delà. Un outil de comptabilité comme Indy ou Pennylane fait ce rapprochement nativement, sur un tout autre périmètre.
Dernier point, le revers du tarif unique. Un artisan qui sort trois devis par an paie autant que celui qui en sort trois par semaine. Sous un devis par mois, la version gratuite de Henrri fait le travail sans sortir un euro.
Je lui mets 7 sur 10 sur sa fiche dans l'annuaire. Le point retiré tient entièrement au périmètre volontairement court, pas à la qualité d'exécution, qui est bonne.
Le bon remplaçant dépend de ce qui vous manque : du pilotage d'équipe, de la comptabilité, ou simplement du budget.
C'est le scénario qui fait sortir de Tolteck. Obat, son concurrent direct sur le bâtiment, va plus loin sur le suivi de chantier et la rentabilité par affaire, au prix d'une grille tarifaire nettement moins lisible. Côté gestion commerciale complète, Axonaut ajoute le CRM, les achats et le suivi de trésorerie, avec un tarif qui grimpe par utilisateur. Pour le planning des équipes terrain, regardez Combo plutôt que d'attendre un module qui ne viendra pas.
Henrri reste la référence gratuite en français, avec des devis et factures corrects même s'il manque la bibliothèque d'ouvrages. Abby vise spécifiquement la micro-entreprise et gère les déclarations URSSAF, Tiime est gratuit et pratique si votre comptable travaille déjà avec. J'ai comparé les options dans ma sélection de logiciels gratuits pour auto-entrepreneurs.
Tolteck ne fait pas de compta, et ne prétend pas en faire. Indy permet à un indépendant de tenir ses comptes et de produire sa liasse sans cabinet, comme je le détaille dans mon avis complet sur Indy. Pennylane s'adresse plutôt aux entreprises qui ont déjà un expert-comptable, et Keobiz vend le cabinet en ligne lui-même. Aucun des trois ne remplacera votre outil de devis, comptez les deux abonnements.
Si le devis bâtiment n'est qu'une partie de votre activité, un outil de gestion commerciale généraliste comme Sellsy couvre mieux le suivi client et les relances. Les outils taillés pour les indépendants du service, Freebe en tête, sont excellents dans leur registre mais ne connaissent rien aux ouvrages ni aux situations de travaux.