Clockify avis 2026 : jusqu'où va vraiment le plan gratuit

Clockify est-il le meilleur suivi du temps gratuit en 2026 ? Prix réels, limites du plan free, retour de test et alternatives françaises.

Photo de profil de Alexis Morain

Écrit par Alexis Morain

11 min de lecture
Clockify avis 2026 : jusqu'où va vraiment le plan gratuit

TL;DR

Clockify reste en 2026 le suivi du temps gratuit le plus généreux du marché, et de loin. Le plan free suit un nombre illimité d'heures sur un nombre illimité de projets, avec les applis desktop, mobile et l'extension navigateur, mais il s'arrête à 5 utilisateurs, à des projets publics et à des rapports qui ne couvrent qu'un mois de plage. Pour un indépendant ou un duo qui veut enfin savoir où part son temps, c'est suffisant et ça ne coûte rien. Dès qu'il faut des taux facturables, des projets privés ou un export autre que le PDF, le ticket d'entrée passe à 3,99 € par utilisateur et par mois. Ma fiche détaillée de l'outil est sur Clockify.

Clockify, c'est quoi et qui est derrière l'outil ?

Clockify est un logiciel de suivi du temps lancé en 2017, gratuit jusqu'à cinq utilisateurs, édité par la société américaine CAKE.com.

Le même éditeur publie Pumble, une messagerie d'équipe, et Plaky, un outil de gestion de projet. C'est utile à savoir : la stratégie commerciale de la maison consiste à donner le suivi du temps presque gratuitement, puis à vendre le trio en bundle aux entreprises. Vous pouvez vérifier la gamme complète sur le site de CAKE.com.

Le produit tient en deux gestes. Un chronomètre que l'on lance et que l'on arrête, avec description, projet, tâche, client et tags. Une feuille de temps hebdomadaire pour ceux qui préfèrent saisir leurs heures le vendredi soir plutôt que minuter chaque tâche. Le reste, ce sont des vues : calendrier, activité de l'équipe, rapports.

L'écosystème d'applications est le vrai point fort. Windows, macOS, Linux, iOS, Android, et une extension navigateur qui pose un bouton de démarrage dans une centaine d'outils web. J'ai lancé des timers depuis un ticket et depuis un tableau de projet sans jamais ouvrir l'interface de Clockify. Le tracker automatique tourne en local et enregistre les applications utilisées, ce qui sert de filet quand on oublie de démarrer le compteur. S'ajoutent un Pomodoro et une détection d'inactivité qui propose de retirer les vingt minutes pendant lesquelles vous n'avez rien tapé.

Jusqu'où va vraiment le plan gratuit de Clockify ?

Le plan gratuit couvre le suivi du temps illimité, les projets illimités et toutes les applications, pour cinq utilisateurs maximum.

Concrètement, vous obtenez sans payer : le chronomètre, la feuille de temps hebdomadaire, le tracker automatique, la vue calendrier, les applications desktop et mobile, le Pomodoro, la détection d'inactivité, les intégrations de tracking via l'extension, la vue activité d'équipe et les rapports. Aucune limite sur le volume d'heures enregistrées ni sur le nombre de projets créés. La FAQ officielle le formule sans détour : vous pouvez inviter jusqu'à quatre personnes en plus de vous.

C'est beaucoup. La plupart des concurrents bloquent leur offre gratuite à un ou deux utilisateurs, ou limitent l'historique à quelques semaines. Clockify a construit sa croissance sur cette générosité, et elle est réelle.

Voici la taxonomie que j'utilise et que vous pouvez recopier telle quelle au moment de créer votre espace. Elle évite le piège classique du projet fourre-tout dans lequel on ne retrouve plus rien trois mois après.

Modèle de structure à copier Client : une entrée par payeur réel, plus une entrée « Interne » pour votre propre activité. Projet : une entrée par mission facturable, plus « Admin », « Vente » et « R&D » côté interne. Tâche : le livrable, pas l'action. « Article de fond », pas « écrire ». Tags : le type d'effort, transversal aux projets. « Rédaction », « Réunion », « Correction », « Attente client ».

La règle qui fait tout : un tag « Attente client » sur chaque minute passée à relancer. Au bout d'un trimestre, vous savez lequel de vos clients vous coûte de l'argent sans jamais l'avoir facturé.

Les limites du plan free que la page tarifs ne met pas en avant

Cinq restrictions du plan gratuit ne sautent pas aux yeux et décident pourtant du passage à la caisse.

La plage de rapport est limitée à un mois. C'est la limite qui m'a fait grincer le plus. Vous ne pouvez pas sortir un rapport annuel, ni comparer votre janvier à votre juin, sans multiplier les extractions mensuelles à la main.

Les projets sont publics uniquement. Tous les membres de l'espace voient tous les projets. Le jour où vous invitez un sous-traitant, il accède à la nomenclature de vos autres clients. Les projets privés commencent au plan BASIC.

L'export se fait en PDF seulement. Pas de CSV, pas d'Excel. Si vous vouliez brancher vos heures sur une facture ou sur un tableur, c'est mort, sauf à retaper.

Les taux facturables n'existent pas. Le plan gratuit compte des heures, pas des euros. Aucun montant ne s'affiche, aucune notion de rentabilité par projet.

L'API est bridée à 30 requêtes par heure et à trois webhooks. C'est une limite de découverte, pas une limite d'usage. Toute automatisation sérieuse via Zapier ou un script maison la percute en quelques minutes.

Ajoutez que le mode kiosque, la gestion des congés, l'approbation des feuilles de temps et leur verrouillage sont tous des fonctions payantes, et le tableau est complet. Le plan gratuit est un excellent outil personnel. Ce n'est pas un outil de pilotage d'équipe.

Combien coûte Clockify en 2026 et quel plan choisir ?

Quatre plans payants, de 3,99 € à 11,99 € par utilisateur et par mois en facturation annuelle, hors taxes.

PlanAnnuelMensuelCe qu'il débloque vraiment
FREE0 €0 €Suivi illimité, 5 utilisateurs, projets publics, export PDF
BASIC3,99 €4,99 €Taux facturables, projets privés, kiosque, export CSV, saisie pour autrui, modèles de projet
STANDARD5,49 €6,99 €Congés, facturation, approbation, verrouillage des feuilles, heures supplémentaires, rôle manager
PRO7,99 €9,99 €Planification, dépenses, coût de main d'œuvre et marge, budgets, champs personnalisés, GPS, captures d'écran
ENTERPRISE11,99 €14,99 €SSO, sous-domaine, provisionnement SCIM, journal d'audit

La grille officielle est publiée sur la page tarifs de Clockify, affichée en euros depuis la France. Le paiement annuel économise 20 %, les taxes s'ajoutent au moment du paiement, et un essai PRO de sept jours s'active tout seul à l'inscription.

Mon arbitrage tient en trois lignes. Si vous facturez au temps passé, BASIC est le minimum vital, parce que sans taux facturable votre suivi ne produit aucun chiffre exploitable. Si vous gérez des salariés, il faut STANDARD, sinon vous n'aurez ni congés ni validation des heures. PRO ne se justifie que si vous pilotez des budgets de mission et que la marge par projet est un sujet, et sa connexion à QuickBooks intéresse surtout les structures qui tiennent leur compta en anglais.

Attention au piège du mode kiosque : les utilisateurs limités qui pointent uniquement sur la tablette sont facturés séparément, à un tarif distinct du siège classique.

Mon retour après des mois de suivi quotidien

Le vrai bénéfice de Clockify n'est pas la facturation, c'est la découverte brutale de l'écart entre le temps que vous croyez passer sur une tâche et le temps réel.

J'ai commencé à minuter mon travail sur SaaS Radar en pensant que la rédaction représentait l'essentiel de mes journées. Au bout de six semaines, le rapport disait autre chose : la vérification des grilles tarifaires et les allers-retours de correction pesaient presque autant que l'écriture elle-même. C'est ce chiffre qui m'a poussé à industrialiser la vérification plutôt qu'à écrire plus vite.

Deux frictions réelles, que je n'avais pas anticipées. La première, l'oubli de démarrage. On oublie, systématiquement, pendant les deux premières semaines. Le tracker automatique sauve la mise parce qu'il permet de reconstituer l'après-midi à partir des applications ouvertes, mais il faut penser à l'activer dès le premier jour. La seconde, la limite de rapport à un mois, qui rend l'analyse de saisonnalité impossible sans passer à un plan payant.

Une remarque sur la discipline plutôt que sur l'outil : le suivi du temps ne survit que si la saisie coûte moins de dix secondes. Dès que j'ai voulu documenter finement chaque entrée, j'ai arrêté de minuter au bout de trois jours. Une description courte et un tag, rien de plus.

Sur l'organisation du travail lui-même, Clockify ne remplace pas votre outil de projet. Je garde mes contenus dans Notion et mes tickets ailleurs, Clockify ne fait que compter. Ceux qui veulent tout au même endroit regarderont plutôt un outil dont le suivi du temps est natif, j'y reviens plus bas.

Clockify en équipe : pointage, congés et paie, où ça coince

En équipe, Clockify s'arrête net à la frontière de la paie : il compte les heures, il ne les transforme jamais en bulletin.

Le mode kiosque transforme une tablette en pointeuse, avec code PIN, QR code et photo à la prise de poste sur les plans supérieurs. Ça fonctionne bien pour un atelier ou une boutique. Je l'ai testé sur un poste fixe avec une petite équipe : la prise en main tient en une minute par personne, et convertir un utilisateur limité en utilisateur complet se fait en ajoutant son adresse mail.

Les congés arrivent au plan STANDARD, avec des soldes et des types d'absence. C'est correct, mais volontairement simple. Si la gestion des absences est votre vrai besoin, un outil dédié fera mieux, et j'ai comparé les options dans mon guide des logiciels de gestion des congés.

Pour les équipes terrain qui enchaînent planning, pointage et préparation de paie, Combo est plus direct, parce qu'il part du planning et non du chronomètre, comme je le détaille dans mon avis sur Combo. Sur le pur pointage horaire, Buddy Punch joue le même terrain avec une approche plus stricte du contrôle de présence.

Côté RH élargi, entretiens, dossiers du personnel et notes de frais compris, il faut un SIRH comme Eurécia, que j'ai passé en revue dans mon avis Eurécia. Et pour la paie elle-même, il faudra de toute façon PayFit ou Nibelis à côté : aucune version de Clockify n'édite un bulletin français.

Suivi du temps et droit du travail, ce que Clockify ne règle pas

Un outil de pointage ne vous met pas en conformité tout seul, il fournit seulement la trace, et la trace mal cadrée devient un risque.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé en mai 2019, dans l'affaire CCOO, que les employeurs doivent mettre en place un système objectif et fiable de mesure du temps de travail quotidien. L'arrêt est consultable sur le site de la CJUE. Clockify peut jouer ce rôle, à condition que les salariés sachent qu'ils sont suivis et que les données servent au décompte, pas à la surveillance.

C'est là que le plan PRO devient délicat. Captures d'écran, suivi GPS et photo au pointage sont des dispositifs de contrôle qui doivent rester proportionnés au but poursuivi, faire l'objet d'une information des salariés et, selon le contexte, d'une consultation des représentants du personnel. Les principes applicables sont rappelés par la CNIL. Activer les captures d'écran par défaut sur une équipe entière parce que la fonctionnalité est incluse, c'est le meilleur moyen de transformer un outil de productivité en dossier prud'homal.

Ma position est simple : sur des salariés, restez au décompte des heures et aux congés. Les modules de surveillance de PRO n'ont de sens que dans des cas très particuliers, documentés et acceptés.

Les meilleures alternatives à Clockify en 2026

Le bon substitut dépend de ce que vous voulez vraiment obtenir : des heures, une facture, un planning ou un pilotage de projet.

Si vous cherchez le suivi du temps intégré à la gestion de projet, ClickUp reste le plus complet, avec un chronomètre natif, des estimations et des rapports de charge. Asana et Monday.com couvrent le même besoin avec une approche plus visuelle, et Jira s'impose si vos équipes sont techniques. J'ai comparé les options en détail dans mon guide des logiciels de gestion de projet gratuits.

Si votre objectif final est la facture et non le rapport, les outils français d'indépendants font le travail de bout en bout. Indy et Freebe partent du client et produisent devis, facture et déclarations, avec un suivi du temps plus rudimentaire mais directement branché sur la facturation. Pour un freelance qui facture au forfait, c'est plus pertinent qu'un chronomètre sophistiqué.

Si vous gérez des équipes terrain avec des plannings tournants, Combo ou Buddy Punch répondent mieux, parce qu'ils raisonnent en créneaux et en présence, pas en tâches.

Reste le cas majoritaire : vous voulez juste savoir où passent vos heures, sans changer d'écosystème. Dans ce cas, aucune alternative gratuite n'égale Clockify aujourd'hui. C'est précisément pour ça qu'il domine cette catégorie.

Faut-il choisir Clockify ? Mon verdict par profil

Indépendant seul : prenez le plan gratuit, sans hésiter. Vous n'atteindrez jamais ses limites tant que vous ne facturez pas au temps passé. Le jour où vous voulez des taux horaires et un export CSV, 3,99 € par mois restent dérisoires.

Agence ou studio de deux à dix personnes : partez directement sur BASIC pour les projets privés, sinon vos sous-traitants verront la liste complète de vos clients. Passez à STANDARD si vous devez valider les heures avant facturation.

PME avec salariés à pointer : STANDARD, plus un outil de paie séparé. Ne comptez pas sur Clockify pour autre chose que le décompte et les congés.

Structure qui pilote la rentabilité par mission : PRO se défend, mais comparez d'abord avec une solution de gestion de projet qui inclut le temps. Payer 7,99 € par personne pour un outil qui ne fait que compter, à côté d'un outil de projet déjà payé, revient souvent à financer deux fois la même fonction.

Le point faible réel de Clockify n'est pas son prix, c'est son périmètre. Il compte le temps très bien et ne fait rien d'autre.

À retenir

  • Le plan gratuit couvre le suivi illimité pour 5 utilisateurs, avec toutes les applications, ce qu'aucun concurrent n'offre aujourd'hui.
  • Ses vraies limites sont invisibles au premier regard : rapports sur un mois de plage, projets publics uniquement, export PDF seulement, pas de taux facturables, API à 30 requêtes par heure.
  • BASIC à 3,99 € par utilisateur et par mois est le vrai point d'entrée dès que vous facturez au temps passé.
  • Clockify ne fait pas de paie et n'en fera jamais : prévoyez un logiciel de paie ou un SIRH à côté pour une équipe salariée.
  • Les modules de surveillance du plan PRO, captures d'écran et GPS, exigent information des salariés et proportionnalité. À manier avec prudence.

Questions fréquentes

Le plan gratuit de Clockify est-il vraiment illimité ?
Illimité sur le volume : vous suivez autant d'heures et créez autant de projets que vous voulez. Limité ailleurs : cinq utilisateurs maximum, projets publics uniquement, export PDF seulement et rapports restreints à un mois de plage. C'est une offre gratuite sincère, pas une version bridée déguisée.
Combien coûte Clockify par utilisateur en 2026 ?
De 3,99 € à 11,99 € par utilisateur et par mois en facturation annuelle, soit 4,99 € à 14,99 € au mois. Les prix s'affichent hors taxes, la TVA s'ajoute au paiement. Le paiement annuel fait économiser 20 %.
Clockify peut-il servir de pointeuse pour mes salariés ?
Oui, via le mode kiosque, disponible à partir du plan BASIC : une tablette, un code PIN, et chaque salarié pointe son arrivée. Les utilisateurs limités qui pointent uniquement au kiosque sont facturés à un tarif séparé. Pour une équipe terrain avec plannings tournants, Combo reste plus adapté.
Clockify gère-t-il la paie et les bulletins ?
Non, à aucun niveau de plan. Clockify produit des heures validées et des exports, rien de plus. Il faut un logiciel de paie à côté, PayFit ou Nibelis par exemple, pour transformer ces heures en bulletins conformes.
Le suivi du temps par Clockify est-il légal en France ?
Oui, à condition d'informer les salariés du dispositif et de limiter les données à ce qui sert au décompte du temps de travail. Les fonctions de surveillance du plan PRO, captures d'écran et géolocalisation, demandent une justification proportionnée et une information préalable, sous peine de contentieux.
Quelle est la meilleure alternative gratuite à Clockify ?
Aucune ne rivalise sur le terrain du suivi du temps pur en 2026. Si vous voulez du temps intégré à la gestion de projet, regardez ClickUp. Si votre finalité est la facturation d'indépendant, Indy ou Freebe couvrent le besoin de bout en bout.
Puis-je tester les fonctions payantes avant de m'engager ?
Oui, un essai de sept jours du plan PRO s'active automatiquement à la création du compte, sans carte bancaire. C'est court, alors préparez vos tests à l'avance : taux facturables, projets privés, export CSV et rapports longue durée en priorité.

Partager: